Techniques d'astronome amateur
Télescopes en détails

SIRIUS, mon télescope de 260mm

Télescope Sirius

J'ai réalisé ce télescope avec l'optique qui appartenait auparavant au télescope ALCOR. Ce dernier m'avait apporté beaucoup de satisfactions mais il était d'une conception ancienne et il présentait quelques inconvénients que je voulais corriger : ALCOR était trop haut, son socle métallique était trop lourd et vivrait trop à mon goût. De plus, de nombreux petits détails méritaient une amélioration : système d'entraînement à contrepoids, lecture des coordonnées, mécanisme de déclinaison, etc.... J'ai bien amélioré cet instrument par une nouvelle conception entièrement en bois qui est devenue mon nouveau télescope SIRIUS.

SIRIUS est opérationnel depuis le début des années 90.

J'ai taillé le miroir primaire de cet instrument dans du verre Saint Gobain recuit. Il s'agit d'un disque de 57mm d'épaisseur. Je n'ai pas choisi cette épaisseur. En effet, en décembre 1973, j'avais commandé à Pierre Bourge un kit pour réaliser un miroir de 260mm. D'après la documentation de ce fournisseur, j'aurais du recevoir un disque de 40mm d'épaisseur. Ce miroir est donc trop épais, il pèse 7,1kg. En conséquence, il est parfois long à s'équilibrer thermiquement malgré un tube largement dimensionné (en contre plaqué de 8mm d’épaisseur).

SIRIUS est un télescope de Newton de 256mm de diamètre et ouvert à F/D=4,64. Il est démontable en trois parties (tube, fourche et socle) afin de pouvoir être transporté dans un véhicule de tourisme. Je ne possède pas de site d'observation fixe.

Son rapport d'ouverture F/D a une valeur suffisamment basse pour la photographie à longue pose des objets faibles. Par ailleurs, il fournit des superbes images planétaires notamment lorsqu'il est équipé d'une bonne lentille de Barlow. Je dois aussi évoquer le filtre de pleine ouverture en mylar aluminé qui permet des observations du Soleil avec des images très fines et en toute sécurité. SIRIUS est un télescope transportable et polyvalent.

La monture de SIRIUS est très stable et elle amortit très bien les vibrations : La mise au point avec le grossissement maximum se fait sans tremblement de l'image. Le suivi stellaire se fait sans erreur périodique décelable. On peut facilement fixer un appareil photo sur le tube carré de SIRIUS pour la photographie "en parallèle". Ajoutons que le mécanisme d'entraînement ainsi que le moteur de retouche de déclinaison sont tous deux commandés à distance par un système radio. Ainsi, pendant les froides nuits d'hivers, je peux retoucher l'orientation de SIRIUS en laissant mes mains dans les poches, bien au chaud.

Télescope Sirius

Aujourd'hui, la photographie argentique est supplantée par la photométrie numérique. La pratique de la photographie avec un APN ou une Webcam m'a démontré que je devais changer le type du porte oculaire. En effet, le porte oculaire à cabestan qui équipait initialement SIRIUS n'est pas adapté aux nouvelles techniques numériques de la photographie astronomique. C'est pour cela que je l'ai remplacé par un porte oculaire reverse Crayford qui permet une mise au point précise sans imposer une rotation au capteur d'image.

Les finitions (mastic, enduit, peinture...) permettent à cet instrument de supporter sans difficulté les contraintes météorologiques. J'ai utilisé SIRIUS sur la neige par des nuits très froides, avec des forts écoulements de rosée pendant des nuits très humides ainsi qu'en plein soleil durant les moments les plus chauds de l'été méditerranéen. SIRIUS a des couleurs claires. Il a notamment un tube blanc, c'est pour cela que je peux l'employer pour les observations diurnes. Il supporte sans difficulté le fort ensoleillement méditerranéen.

Contrairement aux télescopes Schmidt-Cassegrain, SIRIUS ne craint pas l'humidité. Les observations ne sont jamais perturbées par des dépôts de rosée sur un des miroirs. Seul le chercheur peut être embué lors des nuits très humides.

Remarquez l'orientation de l'axe de l'oculaire qui est perpendiculaire à l'axe de déclinaison, ceci me semble être la meilleure orientation pour un instrument de cette taille.

Les dimensions de SIRIUS correspondent à un bon compromis entre les performances et la transportabilité. En effet, son tube n'a pas besoin d'être démonté pour le transport. Pour cela, on le dispose sur la banquette arrière du véhicule allongé entre les deux accoudoirs. Avec un diamètre supérieur, et donc une focale plus longue, il n'aurait pas pu être transporté aussi facilement (sans parler du poids...). Le tube de SIRIUS équipé du chercheur pèse 25,3kg, sa fourche pèse 16,2kg et son socle a un poids de 22,2kg. La masse totale de SIRIUS est donc 63,7kg.

J'aime beaucoup ce télescope et je vous propose de l'examiner en détails.

Le tube de SIRIUS :
        Le tube de SIRIUS
        Le barillet de SIRIUS : C'est la partie du tube qui maintient le miroir principal.
        L'araignée de SIRIUS : C'est le support du miroir secondaire.
        Le chercheur amovible de SIRIUS : Il est équipé d'un projecteur de réticule.
        L'articulation en déclinaison de SIRIUS
        Le mécanisme de déclinaison de SIRIUS : Il est motorisé.

La fourche de SIRIUS :
        La fourche de SIRIUS
        La pince de blocage en déclinaison de SIRIUS
        La liaison de la fourche de SIRIUS sur son axe horaire

Le socle de SIRIUS :
        Le socle de SIRIUS : vue d'ensemble.
        Les pièces en bois du socle de SIRIUS
        Le secteur lisse de SIRIUS
        Les pièces mécaniques du socle de SIRIUS

        La lecture des coordonnées sur SIRIUS

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